Noël ou la fête de la surconsommation

Noël approche, avec son cortège de magie, décorations, cadeaux, etc.

Nous avons toujours aimé cette période et avons hâte de partager tout cela avec notre petit lutin et la famille, mais depuis quelques années nous ressentons quand même un certain malaise à cette période de l’année.

Pourquoi cette gêne ? Il faut quand même reconnaître que Noël c’est LA fête de la surconsommation :

  • Course effrénée pour les cadeaux, avec une surenchère d’année en année, surtout pour les enfants mais aussi pour les adultes .

  • Surconsommation de nourriture (en moyenne le gaspillage de nourriture passe de 12% au cours de l’année à 20% au moment de noël ! http://documentation.bruxellesenvironnement.be/documents/IFicheAlim_decembre2010_Part_FR.PDF )

  • La décoration, en plus d’être omniprésente, devient sujette à la mode, il faut des thèmes, des couleurs différentes pour égayer le sapin, à changer chaque année bien sûr, donc à racheter… Sans parler de l’explosion des accessoires lumineux que l’on retrouve dans les rues de nos communes et aux balcons de nos voisins. Ce qui est sympa, c’est que l’on nous dit que ce ne sont que des LED et que ça ne consomme rien. Mais rien + rien x rien = beaucoup d’énergie consommée 😉

D’ailleurs, les grands magasins parisiens réalisent 25% de leur chiffre d’affaire annuel entre le 10 novembre et le 25 décembre… http://www.universconso.com/Le-noel-de-la-distribution_527.html .

L’institut de l’environnement de Stockholm a calculé le bilan carbone de noël et arrive à 650kg de CO2 par personne (soit environ 4000 km en voiture), 26 kg pour la nourriture, 96 kg pour les trajets en voiture, 218 kg pour les lumières décoratives et 310 kg pour les cadeaux : http://www.york.ac.uk/news-and-events/news/2007/carbon-christmas/

Avec tout ça, on a parfois l’impression d’oublier l’essentiel : pour nous l’important c’est de passer du temps avec ceux qu’on aime, et moins de temps dans les grandes surfaces qu’on n’aime pas.

De plus, on a pas vraiment besoin de tout ça pour conserver la magie de noël, au contraire ! Quand nous repensons aux noëls de notre enfance, nous nous revoyons à décorer le sapin et la maison avec nos parents, nous sentons l’odeur de la forêt qui envahit la maison, nous repensons à la nuit blanche en attendant notre cadeau (oui, un, voire 2 cadeaux, cela suffisait amplement à notre bonheur!), et à ces moments en famille, à jouer avec nos cousins…

Alors on fait quoi ? On arrête de fêter Noël et on se contente d’un retour à la bougie ? 😉

Bien sur que non, on apprécie ces moments là et on essaye juste de mettre l’accent sur ce qui nous semble essentiel :

  • Le plus important : être entourés de ceux qu’on aime ! On habite loin de nos familles, alors noël c’est vraiment le moment où l’on apprécie de se retrouver tous ensemble, même si c’est parfois un peu fatiguant pour nous de faire le tour de la famille.

  • Pour l’ambiance, on est persuadé qu’on peut créer ce coté féerique sans en faire des tonnes. Un sapin bien sûr, et un vrai qui sent bon la forêt ! Ce n’est pas écolo ? Pas si sur → http://www.protegez-vous.ca/maison-et-environnement/mon-beau-sapin.html et http://www.paris.fr/accueil/paris-au-vert/comment-bien-choisir-son-sapin-de-noel/rub_9653_actu_137885_port_23769. Utiliser les mêmes décorations que l’on ressort chaque année est aussi un moment agréable qui nous rappelle de bons souvenirs.

  • Un bon repas, avec des produits de qualité, bio et locaux dans l’idéal, mais pas besoin de 10 entrées, 3 plats et 5 desserts, ni de caviar, truffes et champagne.

Toutes ces petites choses nous semblent suffisantes pour illuminer les yeux des enfants et des plus grands !

Pour les cadeaux, dans l’idéal on s’en passerait bien. On a tout ce qu’il nous faut, et même plus, mais c’est un message difficile à faire passer.

Pour les adultes, on pourrait juste marquer le coup avec un petit cadeau, si possible non matériel, sinon fait maison ou artisanal et/ou qui se mange, se boit … Par exemple depuis quelques années les parents d’Émilie nous offrent un week-end en famille, l’idée est intéressante : du temps ensemble plutôt que des biens matériels 🙂

Pour notre lutin, nous ne souhaitons évidement pas le priver du plaisir d’ouvrir ses cadeaux le matin de Noël, mais nous sommes effrayés devant les montagnes de jouets que reçoivent les enfants de nos jours !

Un cadeau par famille (proche) nous semblerait amplement suffisant, et si possible des choses éthiques, écolos (on évite le « made in china » en plastique, surtout qu’il a tendance à tout porter à la bouche…), et même d’occasion ! Un petit guide bien réalisé pour nous aider à choisir des jouets : http://www.wecf.eu/download/2009/November/W.163Franceimpresion.pdf

Vous l’aurez compris, notre souhait pour noël est de revenir à l’essentiel et d’éviter de tomber dans le piège de la surconsommation, tout en évitant de passer pour des rabat-joie …

Et vous, quel est votre noël idéal ? Arrivez-vous à faire passer le message à vos proches, notamment pour les enfants ?

Pour aller plus loin :

Des idées de cadeaux écolos ou fait maison :
http://raffa.grandmenage.info/post/2005/11/24/Les_cadeaux_de_No%C3%ABl

Cadeaux gourmands :
http://unebichedanslemetro.blogspot.co.uk/2013/12/la-gourmandise-est-un-joli-defaut.html

Un certificat d’exemption de cadeau :
http://www.mescoursespourlaplanete.com/medias/pdf/Bon_Cadeau2013.pdf

Plus de détails sur la toxicité de certains jouets :
– Un cas parmi d’autres : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2007/08/14/mattel-rappelle-plus-de-18-millions-de-jouets-fabriques-en-chine_944558_3216.html
– Tests effectués par 60 millions de consommateurs : http://www.60millions-mag.com/content/download/198158/1678281/version/%E2%80%8E

Publicités

Testé et approuvé, vivre sans smartphone !

Testé et approuvé, vivre sans smartphone !

Une hérésie nous direz-vous ? Pas si sur …

Taux d'équipement en téléphone mobile en % en France

Taux d’équipement en téléphone mobile en % en France

Durant cette dernière décennie, le taux d’équipement en téléphone portable en France et dans le monde a explosé (cf courbe). Il est actuellement, en France, très légèrement inférieur à 90%. Il faut dire que la technologie est récente, la courbe ne cesse de croître.

Le taux d’équipement, devrait rapidement être supérieur à 100% comme c’est déjà le cas dans d’autres pays. Cela signifie qu’en moyenne, une personne aura en sa possession plus d’un téléphone portable d’ici peu.

Consultez l’enquête du CREDOC sur les « Conditions de vie et les Aspirations »

Ainsi, l’utilisation des smartphones est passée de 4% en 2008 à près de 30% en 2012. Plus de 16 millions de Français en possède désormais un ! Selon le rapport du CREDOC, l’utilisation du smartphone touche toutes les catégories socio-professionnelles. De plus en plus de monde possède un « Ifone » ou autre produit similaire.

Envoie de SMS par semaine selon la tranche d'âge

Envoie de SMS par semaine selon la tranche d’âge

L’étude révèle que nous passons en moyenne 36h par semaine devant nos différents écrans (TV, PC, téléphone et/ou smartphone). Et il ne s’agit là que d’une utilisation personnelle !
Petite aparté, il est intéressant de découvrir aussi dans cette même enquête, qu’un jeune (12 – 17 ans) envoie en moyenne 435 SMS par semaine, soit plus de 62 SMS par jour ! On avait même vu apparaître avec les téléphones portables classiques à clavier, l’arrivée de tendinites du pouce due à l’envoi de SMS ! Il semblerait qu’avec les tactiles cela ait cessé ou diminué.

Ces appareils sont capables de focaliser notre attention comme sait si bien le faire la télévision. Il suffit de voir les gens dans le train, à la terrasse d’un café ou plus simplement dans la rue: les gens ont les yeux rivés sur leurs écrans et oublient de dialoguer avec les personnes qui les entourent ! Si triste… L’homme sur-connecté s’isole de plus en plus.

Ce n’est pas la technologie qui est fautive, mais l’usage que nous en faisons.
Les nouvelles technologies doivent être au service de l’homme et non à l’asservissement de celui-ci.

La contrepartie de l’utilisation massive de ces technologies et le renouvellement toujours plus rapide de ces objets (obsolescence programmée) font que nous nous retrouvons avec toujours plus de déchets hautement toxiques sur les bras que nous ne sommes pas toujours en mesure de recycler et/ou revaloriser.

Petite vidéo sympa trouvée sur le net.
Objet : Obsolescence programmée – Idiot

Contrairement à ce qui a généralement été dit de l’étude sur l’impact sur la santé de l’utilisation des téléphones portables, des expériences démontrent que dans certains cas et pour les utilisateurs réguliers, des effets néfastes sur notre corps peuvent etre rencontrés. Pour l’OMS, le téléphone portable est peut-être « cancérogène »
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/05/31/pour-l-oms-le-telephone-portable-peut-etre-cancerogene_1530238_3244.html

« Les portables doivent être interdits aux moins de 12 ans »
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/telephones-portables-et-cancer-ils-doivent-etre-interdits-aux-moins-de-12-ans_998809.html

Le système du toujours mieux, toujours plus beau, toujours plus rapide laisse des traces, certainement sur nous et assurément d’un point de vue environnemental.
C’est pourquoi, plutôt contre vents et marrés, nous avons voulu tester une expérience : vivre sans smartphone, voire même sans téléphone.

Assurément, notre société de consommation, de concert avec les industriels ont su créer un nouveau besoin : le smartphone ! La demande explose !

Anciennement détenteur d’un appareil de ce type depuis quelques années, j’avais envie de voir si la vie sans être connecté 24h/24 valait la peine d’être vécue 🙂

En tant que particuliers, notre utilisation du smartphone se limitait très souvent à :

  • consulter nos mails
  • suivre un peu (ou beaucoup) les news
  • consulter la météo (souvent du jour même d’ailleurs 😉 )
  • consulter nos différents réseaux sociaux
  • utilisation du GPS

Le surf sur le web est plutôt relégué en dernière position. La 3G plus ou moins accessible à travers la France limitait nos ardeurs.

En prenant un peu de recul, nous nous sommes vite rendu compte que nous consultions trop souvent nos différentes sources d’infos sur le smartphone. Un peu sur-informés en quelques sortes. Les news et les mails de 8h du matin sont souvent les mêmes que ceux de 9h.
Ces mêmes infos, tout comme la météo et les réseaux sociaux peuvent être consultés le soir même en rentrant à la maison. Cela peut attendre.

La fonction GPS navigation routière ? Pas indispensable. Nous avons toujours un fond de carte de France dans la boite à gants. Les coyotes et autres avertisseurs de radars pour aller plus vite ? Plus le temps passe, moins on roule vite 😉 En roulant moins vite, nous consommons moins, nous polluons moins.

Sans tomber dans la paranoïa, il existe de nombreuses applications sur les smartphones qui nous géolocalisent. Il n’est pas possible de savoir ce que les entreprises telles que Facebook et autres souhaitent en faire. Il convient donc de rester prudent vis à vis de cela et rester intransigeant sur nos droits et plus particulièrement ce qui concerne le respect de la vie privée.

En tant que particulier, après plusieurs mois sans smartphone, nous nous sommes vraiment rendu compte que cet outil n’était pas indispensable et qu’il était simplement un besoin créé de toutes pièces par de très bons communicants. On a su nous vendre de l’inutile ! 😦

Il va de soit que les choses peuvent être différentes pour une utilisation pro, bien que dans de nombreux cas, certains professionnels n’en n’aient pas l’utilité.

Mais alors, si nous pouvons nous passer d’un smartphone, est-il raisonnable et réalisable de se passer d’un simple téléphone portable ? Peut-on changer nos habitudes de consommation ?

Quand on pense téléphone portable, on nous répond souvent : sécurité.

C’est vrai que dans certains cas, le téléphone portable peut être un argument pour assurer notre sécurité. On voit très bien, dans l’étude du CREDOC que de plus en plus de personnes âgées s’équipent. Est-ce par effet de mode ou par sécurité ?

Il ne s’agit pas ici de dire que le téléphone portable n’est pas utile. Il l’est dans certains cas, assurément.

Lorsque l’on prend la route ou lorsque vous partez en randonnée, un téléphone portable pour déclencher les secours plus rapidement peut être très pratique et efficace.

Les questions que nous nous posons sont différentes :

  1. avons-nous besoin d’un téléphone portable chacun ?
  2. en avons-nous besoin tout le temps ?
  3. avons-nous besoin d’un appareil complexe aux fonctions multiples ?

A la première question, nous avons décidé d’y répondre en nous séparant d’un téléphone.
Lorsque l’un d’entre nous, pour des raisons de sécurité, serait amené à en avoir besoin, il le prend.

Raisonnement logique suivant : si nous utilisons peu le téléphone, il n’est pas utile de prendre un forfait onéreux avec appels illimités, un petit forfait ou une carte pré-payés valable plusieurs mois peuvent faire l’affaire. Si vous êtes abonnés chez « Fri » par exemple (pour la box), le forfait 2h par mois vous est offert.

A la deuxième question, nous avons choisi de ne pas prendre tout le temps le téléphone portable avec nous. De fait, nous en avons un pour deux, le temps d’utilisation est donc mathématiquement divisé par deux 😉 Si nous souhaitons nous joindre en urgence pour diverses raisons, nous pouvons le faire en téléphonant à nos bureaux respectifs ou encore à la maison via des lignes fixes.

Mais alors, si je loupe mon train ou s’il y a des embouteillages, comment avertir ma moitié ?

Est-il indispensable de se joindre rapidement ? Ne peut-on tout simplement pas attendre l’autre sans qu’il n’ait  à nous rendre de compte toutes les 1/2 heures.

Les temps morts dans notre société se font de plus en plus rares et tout le monde se bat pour les faire disparaître. Il n’est pas bon de s’ennuyer. Et pourtant, ces temps morts nous permettent de prendre du recul par rapport à notre vie, nos différentes actions passées et futures.
Ne plus se remettre en question, c’est s’exposer au risque de suivre machinalement le troupeau et être amené à faire des choses que nous ne souhaiterions pas faire.

Enfin, à la troisième question, nous avons choisi d’y répondre en utilisant un téléphone portable simple, avec batterie facilement interchangeable et une bonne autonomie. Nous avons vu dernièrement sur le net, le projet de création d’un smartphone en kit. Ainsi, si l’écran se casse, on peut le changer très facilement. Tout comme la batterie et d’autres pièces – https://phonebloks.com/idea/ . Bon, le smartphone, on en n’a pas besoin 😉 Mais un téléphone simple, sur le même principe, là, ça pourrait être intéressant et surtout durable.

Dernièrement, nous avons découvert que les ouvriers qui fabriquent nos téléphones, smartphones et autres tablettes le font souvent dans de très mauvaises conditions. A ce sujet, regardez l’enquête d’Envoyé Spécial sur l’usine Foxconn qui réalisent les différents Ifon, Ibad, Ibod. A la 15ème minute, les filets anti-suicides de l’entreprise … Assez évocateur non ?

Enfin, nous nous posons la question de la toxicité des composants, ainsi que du traitement des déchets. Si une petite partie de nos téléphones sont recyclés, une très grande partie après être restée des années dans les tiroirs, finit simplement dans la nature ou est jetée dans les poubelles. Poubelles contenant les produits toxiques de nos téléphones qui seront ensuite brûlés et qui délivreront des gaz toxiques que nous respirerons par la suite 😦

Plus d’infos sur la page de Greenpeace et son rapport  – « Déchets électroniques. Pas de ça chez moi »

Ne jetez pas vos vieux téléphones, ils peuvent avoir une deuxième vie ou être recyclés.
http://www.eco-systemes.fr/recyclage-les-telephones-portables.php

Et vous, avez-vous eu un smartphone ? Avez-vous fait marche arrière pour revenir à un simple téléphone ? Ou plus simplement encore, avez-vous fait le choix de vivre sans téléphone portable ? Si oui, quelles sont vos motivations et les difficultés que vous rencontrez (peut-être) ?
Vos expériences nous intéressent;)

Plus d’infos :

Le « boum » des téléphones portable… mais aussi des déchets !
http://www.arehn.asso.fr/dossiers/telephone_portable/telephone_portable.html

Déchets d’équipement électriques et électroniques (DEEE) – Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chets_d’%C3%A9quipements_%C3%A9lectriques_et_%C3%A9lectroniques#cite_note-10

DEEE – ADEME
http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=14692

Plus d’infos sur l’usine de fabrication FOXCONN
http://fr.wikipedia.org/wiki/Foxconn

Un millier d’étudiants chinois ont été obligés d’accepter des « stages » dans une usine du géant taïwanais Foxconn où sont construits les consoles Playstation 4 de Sony
http://www.france24.com/fr/20131011-foxconn-accuse-force-etudiants-a-travailler-construire-ps4-chine

Produits ménagers toxiques : quelles alternatives ?

Les rayons des supermarchés regorgent de produits ménagers de toutes sortes, sensés nous simplifier la vie, en nous permettant d’avoir sans efforts une maison parfaitement propre et parfumée, débarrassée de tous les vilains microbes, un linge plus blanc que blanc, etc.

Génial, mais à quel prix ?

Les produits ménagers « classiques »

Utiliser ces produits n’est pas sans conséquences, sur la planète, mais aussi sur les hommes…

Sur la planète d’abord, car ce que nous utilisons est ensuite rejeté dans les eaux usées, qui vont donc finir dans nos nappes phréatiques, cours d’eau, lacs, tout ne pouvant pas être filtré au niveau des stations d’épuration. D’autant plus que les micro-organismes des stations d’épuration sont très efficaces pour dégrader les polluants naturels, mais beaucoup moins contre les produits chimiques.

nocif pour l'envirronement

Des produits qui font du bien à la planète 😉

On peut citer par exemple les solvants (présents dans les détachants entre autres), les phosphates (lessives), ou la soude (qui modifie le pH des eaux et donc perturbe la faune aquatique). (http://www.vedura.fr/eco-geste/produits-menagers-polluent-environnement )

De plus, il faut se méfier de l’appellation « biodégradable », qui ne concerne généralement que les agents lavants, mais pas tous les additifs tels que colorants, parfums, conservateurs… (en moyenne 85% du produit quand même ! http://raffa.grandmenage.info/post/2005/06/23/Composition_des_produits_d_entretien_de_synth%C3%A8se )

Source : Communauté de Communes - Pays de Lunel

Source : Communauté de Communes – Pays de Lunel

Leurs impacts sur notre santé sont également non négligeables : de nombreux composants sont irritants pour la peau et les muqueuses, provoquent maux de têtes, nausées, certains sont cancérigènes (benzène) ou sont suspectés de l’être, d’autres ont un impact sur la fertilité ! Des études ont par ailleurs montré que des femmes enceintes utilisant souvent des nettoyants chimiques exposent leurs enfants à de gros risques de complications pulmonaires et de malformations (par exemple étude de l’INSERM : http://www.inserm.fr/espace-journalistes/environnement-professionnel-de-la-femme-enceinte ). Sans oublier une augmentation des risques d’allergies et d’asthme…

Ça n’est pas pour rien si le ministère de la santé publie un guide d’utilisation de ces produits : http://www.inpes.sante.fr/cfesbases/catalogue/pdf/887.pdf

Il y a également un « effet secondaire » non négligeable à l’utilisation de ces produits : à tout décaper, à vouloir supprimer la moindre petite bactérie de son intérieur, on fragilise notre immunité et on augmente donc le risque d’allergies et d’asthme, notamment chez les enfants. Comment ? Simplement parce que dans nos maisons cohabitent de nombreux micro-organismes, qui vivent en équilibre, empêchant généralement les « mauvaises bactéries » de prendre le dessus. Cela nous permet également de nous forger notre immunité, c’est donc important. Or, si on décape tout, à la javel notamment, on risque de laisser le champ libre à des bactéries plus résistantes et potentiellement dangereuses… C’est ce qui se passe notamment dans les hôpitaux, où ils sont évidemment obligés de tout aseptiser…

A lire à ce sujet cet article très instructif :

http://raffa.grandmenage.info/post/2005/07/12/Javel_Mania___KK__

Mais alors on ne nettoie plus ?

Mais si, bien entendu, il ne s’agit pas de vivre dans une porcherie ! Mais plutôt d’utiliser des produits naturels, qui demanderont peut-être un petit peu plus d’huile de coude (et encore!), mais qui sont quand même très efficaces, et pas forcément plus chers, bien au contraire…

Le couple indispensable : savon noir et vinaigre blanc

Le couple indispensable : savon noir et vinaigre blanc

voilà ce que nous utilisons actuellement :

  • du savons noir : c’est un super nettoyant multi-usage, pour toutes les surfaces : sols, robinetterie, WC… pas besoin d’en mettre beaucoup, du coup la bouteille dure très longtemps !

  • du vinaigre blanc : l’anti-calcaire par excellence, très efficace, pour les vitres, la douche, etc. C’est aussi un excellent adoucissant pour le linge (et ça ne laisse pas d’odeur, promis!)

  • du bicarbonate : désodorisant, nettoyant très légèrement abrasif (pour la plaque de cuisson en inox par exemple)…

  • des chiffons microfibres

Pour le reste, nous utilisons des produits tout prêts achetés en magasin bio : produit vaisselle (à la main et lave vaisselle) et lessive. Nous allons prochainement tenter la lessive au savon de Marseille, mais pour la vaisselle si vous avez des astuces nous sommes preneurs 🙂

Nous n’utilisons pas de désodorisants, il suffit d’aérer (à la rigueur quelques gouttes d’huiles essentielles à diffuser), et pour les WC, une petite bougie, rien que le fait de craquer une allumette désodorise déjà pas mal.

A une époque, nous fabriquions une partie de nos produits grâce au livret de recettes de Raffa, la bible du ménage écolo :

http://raffa.grandmenage.info/post/2006/01/12/Livret_____Le_Grand_M%C3%A9nage_____Versions_finales

On va essayer de s’y remettre, mais la plupart des recettes contenant des huiles essentielles, on préfère éviter tant que notre lutin est petit et qu’Émilie l’allaite…

On s’en sort donc très bien avec peu de produits, ce qui est pratique, écologique, et économique !

Ménage écolo

Et surtout maintenant avec notre petit lutin qui a tendance à tout mettre à la bouche, on préfère qu’il mette à la bouche des objets qui ont été en contact avec du savon noir ou du vinaigre qu’avec de la javel ou d’autres produits toxiques…

Le seul raté que nous déplorons à ce jour : les noix de lavage …  Au début ça avait l’air bien, mais au fur et à mesure le linge ressortait pas hyper propre (à moins de vraiment frotter chaque tache avant au savon de Marseille…), et surtout les odeurs ne partaient pas (transpiration par exemple).

Qu’en pensez-vous ? Utilisez-vous déjà des produits naturels ? Avez-vous des « recettes de grand-mère » à partager ?

Pour aller plus loin

Composition des produits de synthèse :

http://raffa.grandmenage.info/post/2005/06/23/Composition_des_produits_d_entretien_de_synth%C3%A8se

Informations sur les nettoyants ménagers chimiques

http://www.vedura.fr/eco-geste/produits-menagers-polluent-environnement

http://www.energie-environnement.ch/maison/micropolluants

http://www.parlonsperroquet.com/picotine/poluons/

Quels produits naturels utiliser :

http://raffa.grandmenage.info/post/2006/04/24/Sommaire___Le_grand_m%C3%A9nage_dans_la_maison__guide_d_entretien_%C3%A9cologique_

On vide la penderie !

L’habit ne fait pas le moine :

C’est en partant de ce dicton, que nous souhaitons nous questionner sur la nécessité du contenu de notre garde robe.

La société, basée fortement sur l’apparence, le look, nous pousse à acheter régulièrement de nouvelles tenues:

  • la mode change chaque année, et ce qui était « fashion » aujourd’hui deviendra vite ringard demain …

  • à la TV, dans les films, les magazines, les pubs, on nous montre des modèles toujours habillés « tendance », qui ont l’air (grâce à cela?) beaux et bien dans leur peau…

  • les soldes et promotions nous incitent à acheter, même si nous n’en avons pas besoin (qui n’a jamais acheté un vêtement juste « parce qu’à – 50% ça valait le coût! »…)

Résultat, nos placards sont plein à craquer et pourtant, nos besoins sont très limités puisqu’au final nous utilisons souvent les mêmes vêtements.

Il semblerait donc que nous soyons pris en plein délit de surconsommation 😉 Nos biens sont largement supérieurs à nos besoins. Un bon tri semble nécessaire.

En faisant du tri, nous pourrions gagner d’avantage d’espace dans nos placards, et ce ne serait pas du superflu. Nous y verrions bien plus clair et nos choix seraient limités et simplifiés.

« Le souci de sa propre image, voilà l’incorrigible immaturité de l’homme » Milan Kundera

Attention, loin de nous l’idée de porter un unique modèle de soutane en 3 exemplaires. Il nous semble que l’on peut trouver un juste équilibre entre le nécessaire et le superflu, tout en gardant des vetements jolis, qui nous mettent en valeur, sans pour autant en changer tous les 6 mois.

Notre expérience:

  • Avant - Après

    Avant – Après

    Comment choisir ce qu’on garde?

Dans l’ensemble, les vêtements non portés (ou très peu) l’année qui s’est écoulée ont peu de chance d’être plus portés la suivante…

L’idée peut être également de garder surtout des basiques qui vont avec tout, indémodables, notamment pour les pantalons, pulls , etc. (jean, veste noire, robe noire pour les sorties « chic »), à assortir avec quelques pièces plus originales et/ou colorées (tee-shirts ou chemises par exemple)…

Nous avons aussi fait un tri en privilégiant les fibres naturelles aux tissus synthétiques.

  • Que faire de nos vêtements en trop ?

Ne jetez rien ! Vos vêtements peuvent avoir une deuxième vie.

Concrètement, nous avons fait 4 types de cartons.

 – vêtements à donner

– vêtements à réparer

– vêtements à vendre

– vêtements à entreposer chez nos parents 😉

Il existe plusieurs organismes et sites web qui s’occupent de la collecte de vêtements, en voici un extrait:

Pour la revente :

  • les marchés aux puces

  • le web : leboncoin.fr, ebay, facebook, etc.

Nos parents n’habitant pas à coté, nous y déposerons d’anciens vêtements. Au delà du fait de désencombrer les placards, cela ferait moins de choses à transporter lors de nos déplacements. Ainsi, nous pourrions plus facilement envisager de prendre le train à la place de la voiture pour se déplacer. Mais le transport est un autre sujet, ne mélangeons pas tout.

Vêtements dont on se sépare

Vêtements dont on se sépare

On a retiré une bonne quantité de vêtements. On se sépare de tout cela.

A l’avenir

Au delà du fait de désencombrer nos placards, nous souhaitons désormais nous orienter vers une consomation raisonnée, responsable et différente.

Les « bonnes résolutions » que nous allons tenter de tenir sont donc les suivantes:

  • Eviter les achats impulsifs:

si on voit quelque chose qui nous plait, on le note (dans un carnet, le telephone…), et on attend au moins une semaine pour etre sûr d’en avoir vraiment besoin (c’est valable pour tout d’ailleurs). Oui, même pendant les soldes! Et tant pis si ce pantalon à -70% avait vraiment l’air sympa :-p

  • Se demander avant chaque achat avec quoi on va le porter. S’il faut racheter aussi un top, des chaussures et une veste pour aller avec ce pantalon justement, on oublie!

  • Acheter des vêtements d’occasion

En faisant les différentes brocantes du coin, nous avons constaté qu’il existait un réel marché de l’occasion. Des vêtements en parfait état pour des prix défiants toute concurrence. On oublie juste qu’il est possible de se vêtir ailleurs que dans les grandes surfaces.

  • Pour les vêtements que nous devrons acheter neufs (chaussettes, caleçons, culottes …), privilégier les produits de qualité, et si possible bio et commerce équitable. Un peu plus cher à l’achat, mais comme on achètera moins de vêtements dans l’ensemble, on s’y retrouvera.

  • refaire un tri à chaque changement de saison

Pourquoi ces choix?

En n’achetant plus dans de grandes enseignes qui se moquent éperdument des conditions de travail des employés du textile en Inde, nous ne cautionneront plus l’exploitation des hommes et des femmes. « Mais que deviendrons ces gens s’ils ne travaillent plus ? » nous demanderez-vous peut-être ?

Le respect des hommes nous semble primordial, et nous pensons que cela vaut le coup de tenter : si ces produits ne se vendent plus, les industriels seront obligés d’évoluer, et se tourneront peut-être vers des pratiques plus respectueuses …

Il ne faut pas oublier que nous sommes des « consom’acteurs », c’est pour nous que sont fabriqués ces produits. Seuls, nous ne pouvons pas grand chose, mais si tout le monde s’y met…

Et vous, dans quel état est votre penderie ? où achetez-vous vos vêtements ? Seriez-vous prêt à vous débarrasser de certains de vos vêtements ? Seriez vous prêts à prendre en compte les critères éthiques et écologiques dans vos futurs achats ?

Quelques informations complémentaires :

Travailleurs exploités dans les usines textiles :

D’inacceptables incendies ont eu lieu ces derniers temps dans les industries textiles du Bangladesh. Dans le rapport très intéressant de Achact – Fatal Fashion (PDF) , « Les deux cas présentés dans ce rapport (Ali Enterprise et Tazreen Fashions) ne sont pas de simples accidents. Ils témoignent des conditions de travail structurellement dangereuses dans le secteur de l’habillement, tant au Pakistan qu’au Bangladesh. »

http://www.marianne.net/Ouvriere-textile-en-Inde-le-pire-job-du-monde_a198471.html

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/portfolio/2010/08/02/bangladesh-greve-dans-le-textile-pour-le-salaire-minimum_1394952_3216.html grève des employés du textile au bangladesh pour une revalorisation du salaire minimum.

L’utilisation massive de produits toxiques dans nos vêtements :

http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/300718/Les%20dessous%20toxiques%20de%20la%20mode_2012.pdf

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/23/des-produits-toxiques-dans-les-vetements-de-14-grandes-marques_1562319_3244.html

http://www.youtube.com/watch?v=BhAKD03jHSg – Emission Envoyé Spécial – France 2 – Textile mode toxique